Spread the love

L’activité humaine influence largement le climat et l’environnement. C’est désormais acquis. Et les conséquences sur la sécurité, la santé, le bien-être et l’économie sont massives. Alors, comment pouvons-nous prospérer et pas simplement survivre dans l’Anthropocène ?

L’humanité est confrontée à un choix brutal entre deux futurs possibles.  

Continuer…

Soit continuer comme nous l’avons fait jusqu’à présent et nous seront confrontés rapidement à la tragédie certaine de l’effondrement de la société. C’est la théorie du piège abscons.

…ou changer

Soit choisir la «voie dure», rassemblant clairvoyance, innovation et volonté collective de prospérer malgré des changements sans précédent. Ce scénario plein d’espoir de la prospérité humaine et écologique sur la planète Terre nécessite une vision et un élan créatif bien plus importants que la quête prétendument visionnaire de la colonisation de Mars. Elle exige un véritable engagement en faveur de la durabilité environnementale et de la justice sociale et constitue de loin la plus équitable, la plus durable et la plus optimiste des deux voies. Cela impliquera à la fois de faire tout ce qui est possible pour arrêter le changement climatique et les dommages environnementaux et, en même temps, de trouver de nouvelles façons pour les humains, les écosystèmes, l’agriculture et les économies de s’épanouir et de s’adapter.  

4 pistes d’action

1. Habiliter des communautés de « sentinelles » pour surveiller, signaler et diriger les efforts visant à prévenir les sécheresses, les incendies de forêt et les inondations et à s’adapter à la chaleur excessive. Cela signifie leur fournir des services scientifiques, juridiques, d’ingénierie, médicaux et sociaux pour leur permettre de mieux s’organiser pour reconnaître et répondre rapidement aux menaces environnementales. Cela pourrait permettre à des milliers de personnes, en particulier les jeunes, d’inventorier les actifs environnementaux existants, de documenter les menaces et organiser les efforts de la communauté pour les protéger.

2. Renforcer les lois pour conserver et restaurer les forêts fragiles, les aquifères, les zones humides, les prairies, les îles-barrières et autres protections naturelles contre les sécheresses, les incendies et les inondations. Tout nouveau bâtiment dans les boisés sujets aux incendies devrait être strictement interdit, et les maisons existantes rénovées pour les rendre essentiellement ignifuges. Le développement dans les zones humides et les plaines inondables doit également être strictement interdit. Ces lois seraient de puissantes armes entre les mains des communautés locales qui luttent pour protéger leur vie, leur maison et leur quartier contre la chaleur dangereuse, les sécheresses, les incendies et les inondations.

3. Accroître la recherche scientifique, sociologique, politique et culturelle. Soutenir les enquêtes académiques et indépendantes sur l’accélération des risques de chaleur, d’incendie, de sécheresse et d’inondations. Etudier, comprendre et communiquer sur la nécessité de mettre fin à l’utilisation des combustibles fossiles et de changer notre régimes alimentaires et habitudes d’achat. Notre politique et notre économie existent pour soutenir nos vies et pas l’inverse.

4. Insister sur l’atténuation des catastrophes plutôt que sur l’adaptation. Il ne sera pas possible de s’adapter à un scénario de « serre chaude » dans lequel la température planétaire augmente bien au-dessus de l’objectif de 1,5C – 2C fixé par les accords de Paris. Cette voie dangereuse est celle que nous suivons actuellement. Cela signifie que le rejet des principaux gaz à effet de serre doit être arrêté au cours de la prochaine décennie. Le vaste réservoir de combustibles fossiles encore dans le sol doit y être laissé, la production et la consommation de biens de consommation réduits, les déchets éliminés et une société fondées sur les réels besoins et potentiels humains et animaux établis à la place de l’actuelle construite sur le profit et la cupidité.

Ces 4 propositions ne sont que des approximations de ce qui est nécessaire et visent à susciter la discussion et à stimuler de nouvelles idées. Une chose est sûre cependant : les nouvelles lois et politiques proposées doivent être beaucoup plus ambitieuses que tout ce qui a été proposé auparavant. Le temps qui reste pour agir pour atténuer les pires effets du réchauffement climatique est court.