Spread the love

Nous sommes tous attristés par ce qui se passe sur cette île continent, c’est un désastre écologique qui se déroule sous nos yeux. Comme dirait l’autre, « la Terre brûle et nous regardons ailleurs ». Nous regardons l’Iran, l’affaire Weinstein, la réforme des retraites…D’accord, tout cela existe aussi, mais la crise australienne est immense et passe presque inaperçue dans ce tumulte médiatique

Et pourtant…

La terre brûle, les animaux meurent, plus de 1 200 maisons ont été détruites, 6 millions d’hectares sont partis en fumée (deux fois la Belgique).

Pourquoi ?

Les incendies australiens ont été alimentés par une combinaison de chaleur extrême, de sécheresse prolongée et de vents violents. Le pays est en effet en proie à une vague de chaleur, avec des températures record depuis les trois derniers mois.  Tout cela fait suite au printemps le plus sec du pays depuis le début des enregistrements il y a 120 ans. Certaines régions comme la Nouvelle-Galles du Sud et le Queensland connaissant des précipitations insuffisantes depuis 3 ans. Les arbres, les arbustes et les prairies sont desséchés ce qui favorise les départs de feux.

Le lien avec le réchauffement climatique

Il est évident même si cela n’arrange pas tous le monde. Les feux de brousse sont une caractéristique régulière du calendrier australien mais les experts disent que le changement climatique est essentiel pour comprendre la férocité des flambées de cette année – des conditions plus chaudes et plus sèches rendent la saison des incendies du pays plus longue et beaucoup plus dangereuse.

Le climat australien change. Les températures ont déjà augmenté de plus d’un degré Celsius depuis 1920, une grande partie de l’augmentation ayant eu lieu depuis 1950.

Alors, que faire ?

Évacuer, mettre en sécurité les personnes, des centaines de milliers de pompiers volontaires assistés par l’armée œuvrent sans relâche pour essayer de maîtriser les incendies depuis des mois mais c’est un peu le combat de David contre Goliath. Il n’y a pas grand chose à faire si ce n’est, préventivement, de revoir les zones de construction et de créer des zones tampons. Mais ça, c’est pour après, quand les feux seront éteints.

Le gouvernement était jusque là dans le déni. Son bilan climatique est médiocre – par exemple, l’administration a abrogé une taxe sur le carbone adoptée en 2014, qui avait contribué à une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’environ 1,4% sur deux ans. Et sur la scène internationale, la délégation australienne a entravé les négociations lors du dernier sommet des Nations unies sur le changement climatique. Enfin, ce pays est le plus grand exportateur mondial de charbon et de gaz naturel liquéfié et le lobby du charbon exerce une influence considérable sur la politique nationale.