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De l’eau partout mais…

Depuis l’espace on voit une planète bleue. Des océans et des mers, des lacs, des marais, des étangs, des cours d’eau, des calottes polaires (Groenland et Antarctique), des glaciers et neiges éternelles.

Et puis, il a ce qui ne se voit pas. Les nappes phréatiques dans le sous-sol, l’humidité des sols, l’atmosphère et enfin l’eau qui est prisonnière des organismes vivants.

L’eau douce est rare

L’eau douce ne représente qu’une part minoritaire du total de cette masse liquide et en plus, la majeure partie de cette eau douce est hors d’atteinte soit parce qu’elle est congelée dans les inlandsis, soit parce qu’elle est enfouie au plus profond de la Terre.

C’est sur cette petite part d’eau douce disponible que 7 milliards d’hommes et quantité d’autres organismes vivants puisent pour boire, irriguer, abreuver…

Résultat, aujourd’hui, plus de 17 pays connaissent un stress hydrique élevé et un quart de la population mondiale est à court d’eau. De nombreuses grandes villes, regroupant une population totale de 255 millions d’habitants, font face à un stress hydrique extrêmement élevé, ce qui a de graves répercussions sur la santé publique et les troubles sociaux.

La pénurie d’eau oblige les populations à migrer vers d’autres endroits plus cléments, et pas seulement en Afrique. C’est vrai aussi dans le sud-ouest des États-Unis où la sécheresse frappe sévèrement.

Alors que faire ?

La question de l’accès à l’eau douce relève d’une équation complexe et éminemment politique qui ne peut être résolu qu’en changeant de modèle: la fracturation hydraulique doit être interdit, les infrastructures d’assainissement et de distribution doivent être repensées, les modes d’irrigation doivent être revus pour plus de sobriété, les modes de consommation doivent changer.

Notre bien commun le plus précieux

L’eau est la ressource naturelle la plus précieuse de la planète. L’eau est vitale. Nous pouvons vivre sans pétrole mais nous ne pouvons pas vivre sans l’eau. Alors, la question de la gestion de l’eau ne peut plus être mise entre les seules mains de multinationales prédatrices qui résonnent profit et rentabilité. Depuis les années 1990, on assiste malheureusement à la mise en place de manœuvres mondiales à grandes échelles autour de l’eau considérée comme une marchandise négociable et privatisable dans un contexte d’économie purement libérale (Water makes money).