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Déjà 10 ans !

Cela fait maintenant plus de 10 ans que la crise des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis a plongé le monde dans une crise financière majeure. En quelques mois, la production industrielle et le commerce s’étaient effondrés et le chômage avait rapidement augmenté.

Les banques centrales ont injecté des milliards pour soigner le « mal » et la reprise a été fragile et très coûteuse.

Aujourd’hui, la perspective d’une autre récession mondiale est réelle, avec un ralentissement économique évident aux États-Unis et dans les plus grandes économies d’Europe et d’Asie.

Quand les Etats-unis éternuent, le reste du monde s’enrhume…

Aux Etats-unis, le secteur manufacturier a plongé à son plus bas niveau depuis 10 ans. Les bénéfices des entreprises sont en train de plonger.

En Chine, l’économie est sous perfusion et les chiffres liés à l’endettement sont devenus incroyables ( le montant total de la dette des entreprises, des ménages et des administrations publiques en Chine représente 303% du PIB au 1er trimestre 2019). La consommation intérieure est en baisse et les exportations marquent le pas.

A Hong Kong, les troubles publics durent depuis plus de quatre mois. Hors Hong Kong est une plaque tournante essentielle de l’activité financière et du commerce international et constitue également une source d’exportation considérable.

Beaucoup d’autres pays (l’Argentine, l’Egypte, le Vénézuela…) envoient des signaux d’instabilité qui fragilisentt les marchés.

La récession économique mondiale est désormais une fatalité. La question n’est pas de savoir quand une récession va se déclencher, mais plutôt de savoir ce que nous pourrons en faire.

Et si c’était une chance ?

Cette crise financière à venir pourrait marquer l’effondrement du capitalisme financier et l’échec des politiques néolibérales portées par la seule logique du profit et de l’accumulation de richesses.

Et si c’était une vrai opportunité pour changer de paradigme? Sortir de ce système spéculatif qui en engraisse quelques-uns mais appauvrit le plus grand nombre, voilà une belle perspective…