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Nous devons penser moins à la façon dont nous sommes victimes du changement climatique, plus à la façon dont nous en sommes les auteurs…

La croissance débridée que requiert le capitalisme est une aberration qui nous a conduit au bord du précipice où nous nous trouvons tous. Mais, mettre fin au capitalisme est un défi de taille tant le système est tenu et verrouillé par une élite économico financière qui n’a aucun intérêt à ce que ce modèle change.

Le capitalisme, n’est-il pas en fait la plus grande catastrophe de notre époque, une catastrophe qui menace la durabilité de tous les macro écosystèmes et communautés sur cette planète. C’est le modèle économique le plus cruel, le plus inéquitable et le plus destructeur de l’histoire. Il exploite les êtres humains, favorise le génocide, dégrade et pollue la terre, l’eau et l’air. Cette menace n’est pas le résultat des forces inévitables de la nature. Les humains l’ont créé et les humains peuvent donc l’éliminer. Le plus triste, c’est que, même si nous parvenons finalement à l’abolir, ses conséquences resteront palpables pendant encore de nombreuses années. 

Le combat pour sortir de ce système ne sera pas facile tant certains puissants en tirent parti. Ils nous maintiendront que le réchauffement climatique est une « fable pour les écologistes ». Et si les dérèglements climatique et déséquilibres environnementaux deviennent des faits incontestables, ces dirigeants prendront le prétexte d’un chaos généralisé (pénuries de produits, migrations de masse, ouragans, inondations…) pour accélérer la mise en place de politiques autoritaires.

Imaginer des alternatives

Nous devons donc être capables d’imaginer un monde différent, une réalité au-delà du capitalisme. Et nous devons commencer à construire cette réalité maintenant.

Aujourd’hui, nos activités sont largement caractérisées par l’incrédulité et la passivité. C’est un peu le syndrome du piège abscon. Mais on ne pourra pas rester immobile et inactif très longtemps. Ne rien faire, c’est être complice.

Alors, pourquoi ne pas nous inspirer des nombreuses nations autochtones (Guaranis , Mundurukus , Tapajósqui…) qui ont résisté sans cesse à l’expansion capitaliste pendant plus de cinq siècles. Leur culture plusieurs fois millénaire et d’une grande richesse est basée sur une occupation harmonieuse et créative du territoire.

Un autre monde est possible. Nous devons nourrir des mouvements populaires qui rejettent la compétition, le consumérisme, la bétonisation à tout crin et plus largement la gestion néolibérale des ressources en sol, forêts, eaux et populations.

Une des clés : prendre soin des autres, être conscient de l’interdépendance entre humains ou non-humains. Dans la nature, l’entraide prédomine, le grand arbre permet au petit buisson de se développer qui lui même invite le champignon à pousser. Tous ces êtres vivants des forêts échangent des molécules par le réseau fongique associé à leurs racines. Cela leur permet de se transmettre de la nourriture et de l’information.

Oui, j’en suis de plus en plus convaincu, le seul moyen de remédier à la crise environnementale et au changement climatique mondial est d’abolir le capitalisme !