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J’ai rencontré Pauline à Montpellier, dans une entreprise où elle travaille depuis un an. Elle est née et a vécu en Haute-Savoie pendant 35 ans, au pied du Mont Blanc.

– « Mais, Pauline, au fait, qu’est-ce qui t’a poussée à migrer dans le sud ? »

– « On ne pouvait plus respirer, mon mari a fait un arrêt cardiaque à 40 ans, on n’avait pas le choix… »

Et oui, la vallée de l’Arve, qui mène au Mont-Blanc en Haute-Savoie, est devenue irrespirable. Les alertes de niveau 2 à la pollution aux particules fines (vigilance rouge) se succèdent.

Excédés de devoir respirer quotidiennement cet air vicié, les riverains du mont Blanc réclament des comptes à l’Etat. Des centaines de plaintes contre X ont été déposées ces dernières semaines auprès des gendarmeries du département pour mise en danger de la vie d’autrui. Et ce n’est qu’un début…

Pauline me raconte qu’au fil des ans, la santé de toute la famille s’est dégradée: asthme, bronchites, d’otites chroniques chez les enfants et de bronchiolites à répétition chez les plus petits.

1,6 million de voitures et 600 000 poids lourds circulent chaque année au pied du mont Blanc, ça explique pourquoi les enfants doivent faire leur récréation avec des masques médicaux sur le visage.

J’aime mon pays alpin me dit Pauline, mais je ne retournerai jamais vivre là-bas !